De la chute du corset au micro phénomène “crack-ass”, manifeste de la petite culotte blanche par Gisele Price.
En matière de lingerie le domaine des possibles a été investigué avec plus ou moins de succès. Il en existe de toute formes, de toutes matières, pour différent usages. Pour les plus ou moins sages, les avec messages, les gainants, même des invisibles. Et au milieu de cette foule de dessous, notre ingénue. De coton, de micro-fibre, en dentelle, peut-être même bi matière, elle se détache du reste. La culotte blanche c’est le yang de la petite robe noire, l’angustura du mojito, la gomme hydratante des rasoirs Venus, les croûtons de la salade caesar.
Le supplément de tissus nécessaire aux femmes qui : 1- Militent contre le crack-ass, 2 - déjouent les enjeux fantasmagoriques de l’ objet pour leur usage et 3 - pratiquent le locavore du frigidaire au placard !
Anti “Crack ass”
Malgré un regain récent pour un néo-corset, la gaine, l’ attribut ancestral a laissé place nette au crack-ass. Crack-ass c’est le surnom kawaï donné aux fesses baladeuses “sagement” ornées d’une ficelle de string qui s’échappent d’un jeans.
Entendu que le port du taille basse façon Britney dans I’m a slave 4 U est prohibé depuis 2002, il arrive encore et selon la position adoptée que l’abricot se dévoile de manière inopiné. La petite culotte blanche c’est un peu la burqa de la raie et dans ce sens la, on milite pour !
Pour les affranchies
Je suis allé très loin dans la réflexion, j’avais six heures de train à tuer sur le sujet.
Si la “White panties” est d’emblée associée à l’imagerie érotique véhiculée dans les mangas japonais spécialisés, elle revêt à mon sens un tout autre usage que celui de faire la révérence aux fantasmes d’écolières lubriques largement partagés par la gente masculine. Celui de s’affranchir de tous les codes qui dictent d’une manière ou d’une autre le rôle que tient la lingerie dans les relations de genre.
“Non je n’en filerais pas ce shorty à volants dentelles mauve pour la saint Valentin, je demeurerais dans ma culotte blanche avec un tees trop grand et je ne culpabiliserais pas. T’avais qu’à sortir avec une call girl. “
Made In France
Last but not at list, la population française de sexe féminin dénombrée en 2013 est de 32 830 153.
Si chacune d’entre-nous consommions des petites culottes blanches françaises, on relanceraient le PIB de quelques millième de points. Du protectionnisme de fond ce culotte, peut être, mais j’assume !
Ps : Je viens de parcourir plus de 170km sur les routes vietnamiennes, le derrière posé sur une Minsk une moto russe des années 40, l’usage d’une DIM
était fortement recommandé pour ressortir digne de la chevauchée …
